À propos

L'histoire

Qui est JOJO Fantaisie ?

Il fut un temps où le monde était gris.

Pas gris comme un ciel avant la pluie. Gris comme un lundi matin qui aurait oublié que le samedi existe.

Les gens couraient beaucoup, mais ne savaient plus très bien vers quoi. Les méchants parlaient plus fort que les gentils.

Les adultes soupiraient. Les enfants s'ennuyaient. Et la joie ne faisait presque plus de bruit.

Puis un homme s'est levé. Pas parce qu'il avait un plan. Pas parce qu'il était plus fort que les autres. Simplement parce qu'il refusait de rester assis dans cette ambiance.

Cet homme n'avait pas de cape. Il ne savait pas voler. En revanche, il possédait un talent étrange : là où tout le monde voyait un problème, lui remarquait souvent un objet qui traînait, un bruit oublié, une porte entrouverte — une idée qui n'avait encore servi à personne.

Alors il a dit non. Non à la morosité. Non au pessimisme. Non aux journées qui commencent mal et décident, toutes seules, qu'elles finiront pareil.

Sa décision ?

Se droguer
à la vie

JOJO Fantaisie, alter ego de Fred Testot

Cet homme s'appelait JOJO Fantaisie

La Fantaisie

La Fantaisie, c'est l'art de désobéir au réel. Ce n'est pas prétendre qu'il ne pleut pas. C'est écouter le bruit que fait la pluie sur un panier en fer.

Ce n'est pas faire semblant qu'une glace n'est pas tombée. C'est se demander ce qu'on pourrait dessiner avec.

La Fantaisie ne fuit pas la réalité. Elle refuse simplement de lui laisser le dernier mot.

Quand le réel dit : « C'est fichu. » La Fantaisie répond : « D'accord... Et maintenant, qu'est-ce qu'on en fait ? »

C'est une attitude. Une manière d'avancer avec le sourire en coin, les paillettes au cœur et une musique que personne d'autre n'entend encore. Elle transforme un lundi matin en samedi soir, une panne en terrain de jeu, un soupir en rythme de batterie et une maladresse en début d'aventure.

JOJO Fantaisie, c'est tout cela. Un super-héros sans pouvoir. Un homme assez naïf pour croire qu'une autre issue existe encore — et assez courageux pour essayer le premier.

Il ne sauve pas toujours le monde. Il sauve parfois seulement cinq minutes qui allaient devenir un mauvais souvenir.

Parfois, il arrive au début. Parfois, il apparaît lorsque tout semble déjà terminé. Parfois, il commence quelque chose tout seul sans savoir si les autres le suivront. Parfois aussi, il se trompe, aggrave la situation, ou a besoin qu'on vienne le sauver.

Car JOJO n'est pas parfait. Il est vivant.

On se drogue à la vie.
On se drogue à la vie.
On se drogue... à la vie.

Les interviews

D'où sors-tu, JOJO ? — la genèse

La question qu'on nous pose tout le tempsD'où sors-tu, JOJO ?

Honnêtement ? D'un fou rire. Je suis né sur le plateau de la 5ème saison de l'émission LOL, comme un délire entre amis qui n'était censé durer qu'une prise. Attitude, ambiance, tenue flashy, scooter et une réplique que je n'avais même pas préméditée : « Je me drogue à la vie ». Et là, boom. Les extraits sont partis en mèmes, les gens ont commencé à me reconnaître dans la rue avant même de connaître mon nom.

Ce qui devait rester une private joke de plateau est devenu... ça. Un vrai personnage, avec un vrai public, qui remplit de vraies scènes de festival.

La question sur mon « créateur »Tu dois beaucoup à Fred Testot, non ?

C'est le moins qu'on puisse dire. Fred, c'est un raconteur d'histoires depuis toujours. Vous l'avez peut-être connu à la radio, à la télé et au cinéma. Moi, je suis sa version la plus barrée. La partie de lui qui n'a jamais vraiment quitté les années 80 : la musique, les paillettes, l'auto-dérision totale. Il m'a lâché sur scène, et depuis, je crois qu'il n'a plus vraiment le contrôle. Ça lui va bien.

La question sérieuse posée à un mec pas sérieuxC'est quoi ta philosophie, au juste ?

Ne jamais se prendre au sérieux, mais profiter de la vie très sérieusement. JOJO Fantaisie, c'est l'énergie d'un dancefloor des années 80 et des sonorités d'aujourd'hui avec des remixes des chansons de l'époque. Et tout simplement l'envie sincère de faire rire et de faire bouger.

« Je me drogue à la vie » — et si ce n'était pas qu'une blague ?

Elle est sortie une fois, sur un plateau, sans être préméditée. Depuis, elle est devenue la carte d'identité de JOJO Fantaisie. Mais qu'est-ce qu'elle raconte vraiment, cette phrase, une fois qu'on arrête de rire cinq secondes ?

Histoire d'être clair tout de suiteD'abord, ce que ça ne veut PAS dire

Non, ce n'est pas un éloge de quoi que ce soit d'illicite. C'est même l'inverse : la phrase fonctionne parce qu'elle détourne le mot « drogue » pour parler de quelque chose de complètement légal, gratuit, et disponible à tout le monde — le fait d'être vivant. C'est un jeu de mots, pas un mode d'emploi.

« La seule substance dont JOJO ne peut pas se passer, c'est la vie elle-même. »

La vraie questionOk, mais alors ça veut dire quoi ?

Ça veut dire qu'on peut être accro à un truc qui ne détruit rien : le moment présent. La sensation d'être complètement, ridiculement, pleinement dans l'instant — sur une piste de danse, sur une scène de festival, ou juste en chantant faux dans sa voiture. JOJO ne cherche pas à fuir la réalité. Il cherche à la vivre plus fort que la moyenne, veste à paillettes comprise.

La question marketing qu'on assumePourquoi cette phrase a autant marché, alors ?

Parce qu'elle dit tout haut ce que beaucoup de gens n'osent pas dire : on a le droit d'être en manque de joie, de fête, de légèreté. Dans un monde qui prend tout au sérieux, revendiquer une « addiction » à la vie elle-même, c'est presque un acte de résistance.

La question qu'on pose pour boucler la boucleDonc c'est léger ET profond en même temps ?

Exactement. On peut porter une visière fluo improbable et penser un truc vrai en dessous. On peut faire rire des milliers de gens sur un sketch né par hasard et, au fond, leur rappeler qu'ils ont le droit de kiffer sans complexe. La fantaisie, ce n'est pas l'absence de sens. C'est une manière de le rendre supportable.

La Bestiole, c'est qui au juste ?

La Bestiole, mascotte JOJO Fantaisie

On a réussi à coincer quelqu'un de l'équipe JOJO Fantaisie entre deux répétitions, pour lui parler de la Bestiole — la créature toute en poils multicolores de l'univers JOJO Fantaisie, qu'on croise déjà sur le site, micro à la main, blazer sur le dos. Personne n'avait encore posé la question aussi directement. Voici ce que ça a donné.

Bon, allons-y franchement : c'est qui, la Bestiole ?

Honnêtement ? On ne sait pas si « qui » est la bonne question. JOJO, c'est un visage, une voix, une histoire qu'on peut raconter dans l'ordre. La Bestiole, elle échappe à tout ça. C'est peut-être moins un personnage qu'un état d'esprit qui aurait pris forme un jour, par accident.

Une fourrure dégradée du rouge au vert, quand même. C'est un choix précis, non ?

C'est la partie la plus troublante, oui. Ça n'a jamais été expliqué officiellement. Une théorie qui circule en interne : personne n'est vraiment une seule couleur. Si la Bestiole porte toutes les couleurs à la fois, c'est peut-être qu'elle refuse d'en choisir une seule.

Ça sonne beau. Ça sonne aussi un peu comme une explication inventée après coup.

(rires) On ne dit pas le contraire. Une créature capable de n'importe quelle couleur, c'est une créature que n'importe qui peut reconnaître comme la sienne. Vrai, ou juste une belle histoire qu'on se raconte ? On ne va pas trancher à votre place.

Et le micro, le blazer ? Ça au moins, c'est clair ?

Un peu plus, oui. Le micro, c'est l'idée qu'on peut toujours prendre la parole, peu importe à quoi on ressemble ce jour-là. Le blazer sur la fourrure, c'est le clin d'œil assumé — on peut être une boule de poils multicolore et rester élégante. Après, est-ce un vrai message ou juste un style qui nous fait chercher du sens là où il n'y en a pas ? Ça, c'est à vous de voir.

Dernière question, et je la retourne : et vous, vous en pensez quoi ?

C'est plutôt à vous qu'on devrait la poser, non ? Un état d'esprit, un futur personnage qui n'a pas encore trouvé sa voix, un simple compagnon fantaisiste sans deuxième sens caché ? On ne va pas trancher ici. Dites-nous ce que vous voyez dans la Bestiole — parfois, la meilleure version d'une histoire, c'est celle que le public invente avant nous.

La fête, oui. N'importe comment, non.

On a l'habitude de voir JOJO en pleine paillette, micro au vent. Ce qu'on voit moins : ce qu'il y a derrière le costume. Coton bio, ateliers certifiés. On lui a demandé de s'expliquer — sans perdre son sens de l'humour.

La question qu'on ne pose jamais à un mec en paillettesOn peut être fantaisiste et responsable en même temps ?

Pourquoi pas ? Je fais dans le flashy, pas dans l'inconscient. Ma fantaisie, elle est dans les couleurs et les répliques, pas dans la manière dont mes fringues sont fabriquées. On peut danser sur du Balavoine imaginaire et quand même se soucier de qui a cousu le t-shirt qu'on porte. Ce n'est pas contradictoire, c'est juste... adulte, en fait. Même pour un type qui se drogue à la vie.

La question qu'on pose à tout le monde, y compris à JOJOConcrètement, ça donne quoi ?

Concrètement, mes t-shirts sont certifiés GOTS. Ça veut dire coton bio, production qui respecte des critères sociaux et environnementaux stricts, pas juste un logo collé sur un packaging pour faire joli. Je ne prétends pas sauver la planète en dansant en body pailleté. Je dis juste : à choix égal, autant choisir la version qui ne fait pas n'importe quoi.

La question sur qui a le droit d'être fanEt le « pour tous », ça veut dire quoi exactement ?

Ça veut dire que la nostalgie 80s, elle n'appartient à personne en particulier. Que t'aies connu l'époque ou que tu la découvres à travers moi, que tu sois plutôt petite taille ou grande taille, que tu sois du genre à monter sur scène ou du genre à rester au fond de la salle à sourire discrètement : t'as ta place. La fête, la vraie, elle ne trie pas à l'entrée.

La question qu'on pose toujours à la finUn dernier mot pour la route ?

Amusez-vous. Mais amusez-vous bien, pas n'importe comment. La Fantaisie n'a jamais eu besoin de faire n'importe quoi pour être une fête. Nous non plus.